la sexualité de la femme est beaucoup plus complexe que celle de l'homme ,elle repose sur plusieurs aspect intimement reliés comme :la communication ,le fantasme,la tndresse,l'intimité émotionnelle et l'estime de soi .
Comprendre le vaginisme sans honte ,ni tabou .
Certaines femmes ressentent une douleur ,un blocage ou une impossibilité de pénetration .
On parle de l'anticipation de la douleur malgré le désir ,l'amour ou l'envie d'avoir des rapports ,ce n'est ni un caprice ,ni un manque de volonté ,ni un probléme d'amour ,c'est un blocage purement psychique.
Que se passe t-il réllement ?
Difficulté féminine, persistante ou récurrente, d’introduire un pénis, un doigt ou n'importe quel objet alors qu’elle le désire.
Il existe une phobie et une peur anticipatoire de l’expérience douloureuse associée à une contraction musculaire pelvienne involontaire
le corps se contracte involontairement ,automatiquement et d'une maniére persistante interdisant la pénetration vaginale , il agit comme s'il voulait dire je ne me sens pas en sécurité .
Le vaginisme peut être lié: à une éducation sexuelle stricte "sexualité et corps tabou"
:commentaire de la mére pendant l'enfance , naissance difficile, fausse couche, mort né.
: l'anticipation anxieuse de la douleur au moment de rapport sexuel .
:des experiences sexuelles difficiles ou traumatissantes .
:une pression de performance ou "de devoir conjugal" .
♥ Ce que beaucoup de femmes ressentent :
Honte ,culpabilité ,peur de décevoir le partenaire ,impression d'être anormale ,une baisse de l'estime de soi et un repli sur soi marqué par l’évitement des situations d’intimité et une diminution des échanges émotionnels, susceptible d’entraîner des répercussions négatives sur la dynamique conjugale.
Cette symptomatologie peut favoriser l’apparition de malentendus, de frustrations, voire d’un sentiment de distance affective au sein du couple, renforçant ainsi le maintien du trouble par un cercle interactionnel anxiogène.
Bonne nouvelle : ce n'est pas une fatalité ,le vaginisme se soigne .
La sexothérapie du vaginisme repose sur un modèle biopsychosocial intégratif. . Elle s’appuie principalement sur les approches cognitives et comportementales, la psychoéducation et l’exposition graduée, visant à réduire l’anxiété anticipatoire, les croyances dysfonctionnelles liées à la douleur et à la sexualité, ainsi que l’hypertonicité musculaire pelvienne.
L’intervention thérapeutique privilégie la restauration du sentiment de sécurité corporelle, la désensibilisation progressive aux stimuli anxiogènes et la réappropriation corporelle, dans le respect strict du consentement et du rythme de la patiente.
Les exercices corporels et sensoriels sont introduits de manière progressive, sans recherche de performance, afin de permettre une diminution des réactions de défense et une amélioration fonctionnelle durable.
Parlez du vaginisme ,c'est deja un premier pas vers le soulagement.
Si vous reconnaissez dans ces mots ,vous n'etes pas seul .
Chourouk Mrade
psychothérapeute et sexologue clinicienne .